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Notre herpétofaune est passionnante !

Lézards, serpents, grenouilles, crapauds, tritons et salamandres composent la palette de notre belle herpétofaune.

Si la distinction entre les amphibiens et les reptiles n’est pas un exercice difficile, la (re)connaissance précise des espèces, de leur biologie et de leur écologie, mérite quant à elle une attention plus soutenue. C’est en observant la diversité des formes, des couleurs, des comportements et des habitats de ces animaux que nous découvrons un monde varié, surprenant et bien plus beau qu’on ne l’imagine au premier abord. Car non, les crapauds ne se résument pas à leur aspect gluant et pustuleux, et non, les serpents ne sont pas des animaux froids et agressifs !

Qu’est-ce que l’herpétofaune ?

Si la science herpétologique regroupe sous une même appellation l’étude des amphibiens et des reptiles, il faut bien admettre que ces deux groupes biologiques n’ont pourtant pas grand-chose en commun. La tradition qui veut que l’on considère ensemble ces animaux, pourtant scientifiquement distincts, remonterait au 18ème siècle, alors que le terme " d’herpétologie " voyait le jour sous la plume du naturaliste allemand J. T. Klein (1755). Du grec ancien herpeton, signifiant " qui rampe ", le terme d’herpétologie semble néanmoins plus spécifiquement approprié pour désigner l’étude des reptiles. Le terme de " batrachologie " est quant à lui bienvenu pour désigner précisément l’étude des anoures et des urodèles, amphibiens appartenant au super-ordre des Batrachia (batraciens).

Les reptiles et les amphibiens sont très différents à bien des égards, mais relevons tout de même quelques similitudes importantes. Il s’agit dans les deux cas de vertébrés tétrapodes dont l’histoire évolutive fait remonter l’apparition bien avant les mammifères et les oiseaux (environs -380 millions d’années pour les amphibiens et -310 millions d’années pour les reptiles). Ce sont par ailleurs des animaux qui ne produisent pas eux-mêmes leur propre chaleur, ils dépendent de la température et des conditions climatiques extérieures pour se réchauffer ou se rafraîchir. C’est pourquoi on dit qu’ils sont ectothermes (du grec ektos, " dehors ", et thermos, " chaud "). Possédant de fait une température corporelle variable, on dit également qu’ils sont poïkilothermes (du préfixe grec poïkilo-, signifiant " irrégulier "). Ce sont ces deux mécanismes de thermorégulation (l’ectothermie et la poïkilothermie) qui se cachent derrière l’expression commune, mais scientifiquement fausse, d’animaux « à sang froid ». Est-il en effet correct de dire qu’ils ont le « sang froid », alors que certains individus peuvent élever leur température corporelle au-delà des 30 °C ?

Amphibiens et reptiles : quelles différences ?

Pour distinguer un amphibien d’un reptile, rien de plus simple : observez la peau ! Chez les premiers, la peau est nue et humide, tandis que chez les seconds, elle est typiquement sèche et entièrement recouverte d’écailles.

Par ailleurs, leurs cycles de vie sont tout-à-fait différents. Si chez les reptiles le cycle de vie est exclusivement terrestre, chez les amphibiens, il se situe à cheval sur deux milieux, terrestre et aquatique. En effet, les amphibiens ont généralement une reproduction aquatique et, de l’œuf à l’adulte, différents stades de métamorphose se succèdent pour permettre aux individus de passer de l’eau à la terre ferme. Chez les reptiles en revanche, dès leur naissance, les juvéniles possèdent déjà la forme générale des adultes, mais en taille réduite.

Enfin, vous n’aurez aucune difficulté à reconnaître un amphibien d’un reptile à leurs pontes (dans le cas des espèces ovipares). Les premiers ont des œufs gélatineux, dépourvus de sac amniotique (anamniotes), et qui le plus souvent sont pondus dans l’eau. Quant aux reptiles, ils pondent sur terre (dans une cachette, sur le sol, dans un sol meuble, etc.) des œufs amniotes, c’est-à-dire disposant d’un sac amniotique qui protège l’embryon et permet sont développement dans un milieux aqueux isolé. Ces œufs sont également enveloppés d’une couche protectrice : la coquille, qui peut être souple ou rigide.

Animaux en péril !

Aujourd’hui, partout à travers le monde, les amphibiens et les reptiles vivent des jours difficiles. Ils subissent de plein fouet les impacts liés à l’emprise de l’homme sur les territoires et les conséquences du développement technique et industriel de nos sociétés. Nos espèces wallonnes sont elles aussi fortement fragilisées par nos modes de vie modernes, aussi est-il utile de bien connaître les menaces qui pèsent sur elles pour éviter un effondrement irréparable de notre herpétofaune.

Notre herpétofaune comprend :

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